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Joséphine Baker

Joséphine Baker en 1940

Années de jeunesse

Freda Josephine McDonald, appelée plus tard de son nom de scène Joséphine Baker, naît le 3 juin 1906, aux États-Unis, dans le Missouri, d’origine espagnole, afro-américaine et amérindienne. Elle descendrait probablement d’Eddie Carson, musicien de rue itinérant aux origines espagnoles. Artistes, ses parents ont monté ensemble un numéro de chant et de danse mais Eddie Carson abandonne sa famille en 1907. Carrie McDonald, sa compagne, se remarie avec un ouvrier, Arthur Martin, dont Joséphine prend le nom.

La jeune femme passe une partie de son enfance à alterner l’école et les travaux domestiques pour des gens aisés chez qui sa mère l’envoie travailler.

À cette époque, Joséphine Baker n’a d’autre choix que de contribuer, par son salaire, à faire vivre la fratrie dont elle est l’aînée ; la famille est très pauvre et s’est agrandie : Carrie et Arthur ont eu trois enfants — Richard, Margaret et Willie Mae — qu’il faut nourrir. Joséphine quitte l’école en février 1920 pour se marier, comme le mentionnent les registres de l’établissement public qu’elle fréquente à Saint-Louis. Alors âgée de 13 ans, elle continue à vivre dans la maison des Martin9 avec son mari Willie Wells.

Joséphine Baker dans les années 1920

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Joséphine Baker, la panthère noire
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Joséphine Baker, la panthère noire

Paris 22 septembre 1925. Sur un quai de la gare Saint-Lazare, un homme attend. C'est André Daven, le secrétaire général du théâtre des Champs Elysées. Il est nerveux.

Le train du Havre entre en gare. La portière d'un wagon s'est ouverte et sur le quai se répand un petit monde bruyant, riant. Une troupe multicolore, extravagante, portant des vêtements insensés. Des chemises rouges, vertes, des souliers jaunes. Des chapeaux avec des coquelicots qui surplombent 30 visages d'ébène. Trente paires d'yeux étonnés. C'est la troupe américaine de la Revue Nègre.

Une adolescente au teint cuivré, souple, électrique, portant une salopette noire et blanche se détache du groupe. Les bras tendus, elle fonce sur André Daven, qu'elle ne connaît pas, lui saute au cou et s'écrie de sa voix d'oiseau :

Alors ça c'est Paris !

Robert Arnaut révèle ici ses talents de conteur, il raconte l'arrivée de Joséphine Baker dans la fameuse Revue Nègre, venue d'outre-Atlantique pour bouleverser le Paris de 1925.

Portrait magnifique d'une femme hors-normes, cette Chronique Sauvage de Robert Arnaut nous offre un récit haletant et savoureux, et, en prime, la voix chantée et parlée de Joséphine Baker, ainsi qu'une interview de l'affichiste Paul Colin, dont le talent servit à merveille les premiers éclats de la danseuse.

La Revue Nègre

En 1925, au musée des Arts Décoratifs, l’exposition d’Art nègre attire l’œil de certains artistes parisiens, dont le peintre cubiste Fernand léger.

Son directeur artistique, André Daven, ami du peintre, choisit alors de présenter Les Blackbirds et les danseurs de la Revue nègre, venus d’outre-Atlantique et qui ne laisseront personne indifférent.

Le graphiste, Paul Colin, élève d'Eugène Vallin et de Victor Prouvé, suit de très près les répétitions. La présence de l’éblouissante Joséphine l’inspire infiniment et il contribue, par le succès de ses affiches du spectacle, à lancer la carrière de la jeune danseuse.

Freda Josephine McDonald, dite Joséphine Baker1, est une chanteuse, danseuse, actrice, meneuse de revue et résistante française d’origine américaine, née le 3 juin 1906 à Saint-Louis (Missouri) et morte le 12 avril 1975 dans le 13e arrondissement de Paris.

Vedette du music-hall et icône des Années folles, elle devient française en 1937, après son mariage avec Jean Lion. Elle joue pendant la Seconde Guerre mondiale un rôle important dans la résistance à l’occupant. Elle utilise ensuite sa grande popularité au service de la lutte contre le racisme et pour l’émancipation des Noirs, en particulier en soutenant le mouvement américain des droits civiques. Sur décision d'Emmanuel Macron, l'entrée au Panthéon de Joséphine Baker est annoncée pour le 30 novembre 2021.

Freda Joséphine McDonald enfant

Débuts au music-hall

Freda Josephine McDonald, appelée plus tard de son nom de scène Joséphine Baker, naît le 3 juin 1906, aux États-Unis, dans le Missouri, d’origine espagnole, afro-américaine et amérindienne. Elle descendrait probablement d’Eddie Carson, musicien de rue itinérant aux origines espagnoles. Artistes, ses parents ont monté ensemble un numéro de chant et de danse mais Eddie Carson abandonne sa famille en 1907. Carrie McDonald, sa compagne, se remarie avec un ouvrier, Arthur Martin, dont Joséphine prend le nom6.

La jeune femme passe une partie de son enfance à alterner l’école et les travaux domestiques pour des gens aisés chez qui sa mère l’envoie travailler.

À cette époque, Joséphine Baker n’a d’autre choix que de contribuer, par son salaire, à faire vivre la fratrie dont elle est l’aînée ; la famille est très pauvre et s’est agrandie : Carrie et Arthur ont eu trois enfants — Richard, Margaret et Willie Mae — qu’il faut nourrir. Joséphine quitte l’école en février 1920 pour se marier, comme le mentionnent les registres de l’établissement public qu’elle fréquente à Saint-Louis. Alors âgée de 13 ans, elle continue à vivre dans la maison des Martin9 avec son mari Willie Wells.

Danseuse à Broadway

Mais Joséphine Baker voit grand, et l’envie de danser à Broadway la pousse, âgée d’à peine 16 ans, à quitter son second mari pour aller tenter sa chance à New York. Une fois sur place, elle met peu de temps à se présenter au music-hall de Broadway, sur la 63e rue, le Daly's 63rd Street Theatre (en). Là, elle essuie plusieurs refus de la part du directeur avant d’enfin se voir offrir un rôle sommaire. Elle rejoint donc la troupe de la comédie musicale Shuffle Along, un spectacle populaire à la distribution entièrement noire. Au bout de deux ans de tournée, elle change d’allégeance et s’associe aux Chocolate Dandies, qu’elle quitte à leur tour pour entrer au Plantation Club, où elle fait la rencontre de Caroline Dudley Reagan. Cette mondaine, épouse de l’attaché commercial de l’ambassade américaine à Paris, Donald J. Reagan, voit en Joséphine Baker un grand potentiel. Elle lui offre donc un salaire de 250 dollars par semaine si celle-ci accepte de la suivre en France, où Reagan veut monter un spectacle dont Joséphine Baker sera la vedette et qui fera d’elle une star : la Revue nègre

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Après la Première Guerre mondiale, Paul Colin deviendra le chef de l'École moderne de l'affiche lithographiée. Il aura imaginé avec talent plus de 1 400 affiches, de décors de théâtre et de costumes, en quarante années de création pour les arts de la scène et le monde du spectacle.

Si certaines critiques de l’époque expriment le refus d’un choc culturel, Joséphine Baker a ses fans. Parmi eux, de nombreux artistes, tels Fernand Léger, Kees Van Dongen, Le Corbusier, Colette, Jean Cocteau, Pablo Picasso ou encore René Crevel.

Par sa liberté de ton et d’allure, son indépendance d’esprit, sa personnalité hors-normes, son succès lié à cette présence explosant  tous les codes, le phénomène Joséphine Baker devient l’emblème des Années folles et marquera l’apogée de la "mode nègre" en art.

Sur décision du Président de la République, Joséphine Baker sera honorée au Panthéon le 30 novembre 2021.

À travers ce destin, la France distingue une personnalité exceptionnelle, née américaine, ayant choisi, au nom du combat qu’elle mena toute sa vie pour la liberté et l’émancipation, la France éternelle des Lumières universelles. 

Artiste de music-hall de renommée mondiale, engagée dans la Résistance, inlassable militante antiraciste, elle fut de tous les combats qui rassemblent les citoyens de bonne volonté, en France et de par le monde. 

Pour toutes ces raisons, parce qu’elle est l’incarnation de l’esprit français, Joséphine Baker, disparue en 1975, mérite aujourd’hui la reconnaissance de la patrie.

Joséphine Baker (1906 - 1975)(1)
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Joséphine Baker, une vie, une oeuvre

Quand Joséphine Baker cassait les codes du noir
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Quand Joséphine Baker cassait les codes du noir

Joséphine Baker (1906 - 1975), une artiste engagée(1)
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Joséphine Baker, une artiste engagée

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Joséphine Baker en 1940. • Crédits : Domaine public – Wikimedia Commons - Studio Harcourt – RMN

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Icône du music-hall, Joséphine Baker (ici en 1948) sera toute sa vie une artiste engagée, au service de l'égalité des droits mais aussi de la liberté. Ministère de la Culture/Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN / Studio Harcourt

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Joséphine Baker, en 1961, au Château des Milandes.• Crédits : Domaine public – Wikimedia Commons - Jack de Nijs / Anefo

Joséphine Baker repose à Monaco auprès de son quatrième époux, le chef d’orchestre Jo BOUILLON (Joseph Bouillon : 1908-1984).
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